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| Avril 2004 | |||||||||||
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Dans un souci de toujours vous informer et vous rendre compte, j’ai rencontré pour vous, Christian Sartorius "grand argentier de la commune".
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KL : Christian SARTORIUS, depuis trois ans, vous êtes adjoint aux finances de Marie-Christine TARDY. Au moment où les Meylanais reçoivent leurs avis d'impôts locaux «Meylan Maintenant» aimerait faire un point avec vous. CS : C'est d'autant plus volontiers que ce domaine est un peu technique. Si vous me permettez, sur les impôts locaux, je dirais simplement que les avis d'imposition que nous avons reçu ou allons recevoir montrent bien la stabilité des taux communaux : celui du foncier bâti est toujours à 24,60 %, celui de la taxe d'habitation sera à 12,58%. C'est vrai depuis 2001 et le sera encore en 2005. C'était l'un de nos engagements et le tenir c'est pour moi une question de principe. Mais n'oublions pas de lire les colonnes suivantes de l'avis d'imposition. Heureusement, cette année, les taux du département ne bougent pas ! C'est nettement mieux que les 8% de l'année dernière. Et s'il pouvait entendre la voix de la sagesse ! Quant à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères que nous avions dû augmenter en 2003 pour faire face aux besoins du SIRTOM, elle baisse de presque 8% grâce aux efforts de gestion de ses responsables qui avaient repris en 2001 une situation très difficile. KL : A vous entendre, on se dit que tout va bien. CS : Oui et non. Rappelez-vous la situation financière que nous avons trouvée en avril 2001. Honnêtement , elle n'était pas mauvaise….mais catastrophique. C'est la Chambre Régionale des Comptes (CRC) qui l'a dit et écrit puisqu'elle nous a demandé, conformément à la loi, de résorber le déficit qui dépassait le seuil fatidique des 10%... KL : Comment en était-on arrivé là ? CS : Prenons un exemple simple : vous voulez acheter un appartement et vous ne disposez pas des fonds nécessaires. Vous allez voir votre banquier qui vous accorde un prêt. Il vous envoie alors un plan d'amortissement avec deux colonnes importantes : la première c'est celle des intérêts. La seconde s'appelle en général “capital amorti”, c'est à dire votre véritable épargne. Et, tous les mois, vous payez le total des deux colonnes. A Meylan, pour financier certains investissements, seule la première colonne était payée, mais on ne remboursait pas le capital. Evidemment, il arrive un jour où il faut bien le régler. C'est ce que nous ont demandé les magistrats de la CRC* et nous avons dû emprunter. Vous savez, c'est l'histoire de la cigale qui a chanté tout l'été et qui s'adresse à la fourmi : « Je vous paierai lui-dit-elle, Avant l'oût, foi d'animal , Intérêt et principal. » Et la fourmi de lui répondre : Vous chantiez ? j'en suis fort aise : Eh bien ! dansez maintenant Pour nous, ce fut quelques jours après notre élection l'échéance du CTM** à régler puis les factures de la Maison de Musique, du gymnase du Charlaix ou encore le déficit de la ZAC de Maupertuis ! KL : Alors comment voyez vous les choses maintenant ? CS : Avec un optimisme prudent car nous avons beaucoup travaillé pour rétablir l'équilibre de nos finances. Elles sont aujourd'hui parfaitement saines, mais il faut se rendre à l'évidence que nos marges de manoeuvre financières sont plus réduites qu'auparavant. D'abord en raison de l'augmentation de l'emprunt qui mécaniquement augmente nos frais financiers, malgré une renégociation avantageuse de la dette. Ensuite, en raison d'une faible augmentation des recettes fiscales puisque nous n'avons pas augmenté les taux depuis 2001. Il ne faut pas oublier non plus le passage en communauté d'agglomération “Métro”, ce qui nous prive du dynamisme de la taxe professionnelle. Par exemple en 2003, “la Métro” a touché des entreprises meylanaises plus de 15 M€ de taxes professionnelles, et n'a reversé à la commune que 7 M€. Enfin en raison des charges courantes de la ville qui sont lourdes. Meylan possède beaucoup d'équipements publi CS et c'est tant mieux pour les Meylanais, mais les entretenir et les faire fonctionner coûte cher. Aujourd'hui notre objectif est d'augmenter notre autofinancement qui reste trop faible. Pour cela nous utilisons un certain nombre d'indicateurs qui nous donnent l'état de notre situation financière pratiquement en temps réel, mais surtout nous conserverons une politique budgétaire rigoureuse, qui nous a permis jusqu'à maintenant de diminuer régulièrement les frais courants de gestion et de contenir l'ensemble des frais de fonctionnement . Sans nuire, je crois, à la qualité des services offerts aux Meylanais grâce à la compétence et au dévouement du personnel communal que je salue et que je remercie. Toutes ces mesures vont nous permettre de réaliser notre plan d'investissement d'un peu plus de 4,2 M€ par an avec de gros efforts de mise en conformité et d'entretien des bâtiments (la ville de Meylan possède à peu près 100 000 m2 de bâtiments), mais aussi d'opérations nouvelles, et non des moindres, comme la piscine des Buclos tout en respectant nos grands équilibres financiers. KL : Si, en quelques mots, vous deviez faire un bilan de ces 3 années passées, que diriez-vous ? CS : Je vous dirais volontiers, comme certains professeurs lors du conseil de classe : «Travail sérieux. Continuez».
Christian SARTORIUS |
![]() Christian SARTORIUS | |||||||||