![]() |
![]() | ||
| |||
| Avril 2006 | |||||||
| |||||||
Contrevérités à la pelle, contradictions en tous genres, mauvaise foi récurrente, conception pittoresque de la transparence, agressivité systématique… trop occupée à monter en épingle le moindre sujet contre la municipalité, l’opposition oublie de balayer devant sa porte. Morceaux choisis.
|
Entre 1995 et 2001, l’opposition municipale d’aujourd’hui était dans la majorité. Très discrets sur leur bilan peu reluisant (qui explique d’ailleurs le sort des urnes), les élus de l’opposition se parent depuis 5 ans de toutes les vertus pour dénoncer une municipalité dont pas une seule action ne semble trouver grâce à leurs yeux… sans pour autant formuler la moindre proposition. Que ce soit en séance du conseil municipal (quand elle ne quitte pas la salle au bout de quelques minutes) où dans les colonnes de leurs tracts, l’opposition n’a qu’un seul objectif: s’opposer ! • Éloge du coup de massue fiscal Dans la dernière livraison de leur tract (Meydia), les élus de l’opposition se livrent sur toute une colonne à un charmant éloge de l’impôt. Pour faire court, « l’impôt c’est important parce que cela permet de financer les services publics dont les gens ont besoins ». Sauf que la vraie question n’est pas de savoir s’il faut un impôt (c’est évident) mais de s’interroger sur l’intensité de l’effort fiscal demandé aux contribuables, le niveau à partir duquel il est inefficace (trop d’impôt tue l’impôt !) et son adéquation par rapport aux services proposés par la collectivité. La France est aujourd’hui l’un des pays développés où la fiscalité est la plus forte, sans que cette situation se traduise toujours par une qualité de service plus élevée. C’est dans ce contexte que l’actuelle municipalité Meylanaise a pris l’engagement de ne pas toucher aux taux communaux depuis 2001 (+0 % en 5 ans) tout en offrant une haute qualité de service, et ce grâce à une gestion rigoureuse. Une situation inconcevable pour l’opposition de gauche dont les amis dans les autres collectivités sont passés maîtres dans l’art du coup de massue fiscal (+18 % depuis 2001 au Conseil général, +14 % au Conseil régional depuis 2005…). Lorsqu’elle était dans la majorité, l’opposition avait fait faire un bond à la taxe d’habitation et cela ne lui suffit visiblement pas. Proposition de slogan électoral pour l’opposition : « Électeurs, électrices, votez pour nous, et nous vous promettons d’augmenter fortement les impôts ! » • Pronostic en toc Depuis le 1er janvier 2005, la compétence collecte des ordures ménagères est exercée par la Métro à l’échelle de l’agglomération. Un transfert complexe, imposé par la loi Chevènement, dont la municipalité meylanaise avait prudemment approuvé les modalités dans un souci de rationalisation de la gestion des déchets. En transférant cette compétence, la commune a aussi transféré à la Métro l’intégralité de la taxe d’enlèvement des ordures qu’elle percevait pour assurer ce service. Avec leur aplomb habituel, les élus de l’opposition avaient joyeusement pronostiqué « une diminution d’environ 20 % » de cette taxe (qui était pourtant très en dessous de la moyenne de l’agglomération) grâce aux talents de gestionnaires de leurs amis socialistes à la Métro. Raté ! Non seulement la taxe a augmenté de 5 % en 2005 mais elle devra faire un bond supplémentaire de 10 % cette année. Merci la Métro ! • Désaveu ministériel La critique de l’actuel chantier de construction de la nouvelle gendarmerie est un autre cheval de bataille de l’opposition qui en vient même à s’interroger sur la légalité de l’opération. Manque de chance, c’est ni plus ni moins que la ministre de la Défense en personne, Michèle Alliot-Marie (qu’on imagine mal couvrir une opération litigieuse) qui a qualifié ce projet de « remarquable » lors de sa visite officielle sur le chantier avec toutes les autorités compétentes le 24 mars dernier. De fait, cette opération s’inscrit dans la loi OPSI de juillet 2002, qui permet aux communes de mandater un opérateur privé pour réaliser un bâtiment de gendarmerie. Avantage pour la commune : des délais de réalisation plus rapides et des conditions financièrement très avantageuses pour la collectivité (et donc pour le contribuable). Bref, tout le monde est content: les gendarmes (qui vont profiter bientôt de locaux modernes et fonctionnels susceptibles d’améliorer leur efficacité), la Ville (qui s’apprête à accueillir un équipement permettant de mieux garantir la sécurité publique des administrés), les Meylanais (qui profiteront davantage de la présence rassurante des gendarmes) Tout le monde est content, donc, sauf… l’opposition ! Il est vrai qu’en matière de sécurité publique, elle n’avait pas particulièrement brillé par son action quand elle était aux commandes de la Mairie entre 1995 et 2001, période où les faits de délinquance sur la commune avaient suivi la même pente ascendante que les impôts communaux. • Bus 6020 : échec sur toute la ligne Visiblement très agacée par le succès de la mise en service de la ligne 6020 Meylan-Grenoble, l’opposition répète à qui veut l’entendre que cette opération est à mettre au crédit du SMTC (ce qui est exact) et certainement pas de la municipalité (ce qui est faux). On comprend mieux cette attitude quand on sait que la précédente municipalité n’avait pas réussi à porter cette opération qui, en 2001, prenait la poussière dans les cartons. Une situation confirmée publiquement le jour de l’inauguration de la ligne (devant quelques élus de l’opposition un brin gênés) par le Président (communiste, et donc difficilement suspect de d’accointances partisanes avec la municipalité) du SMTC: « A mon entrée en fonction en 2001, la première personne à m’avoir appelé fut le maire de Meylan qui voulait que ce dossier soit relancé ». C’est effectivement vrai, tout comme la forte et décisive implication de la municipalité tout au long de la phase de préparation du projet. • Les dents longues et la mémoire courte Les élus de la minorité dénoncent régulièrement l’état des finances communales. Démarche classique pour une opposition municipale, mais qui ne manque néanmoins pas de saveur. D’abord parce que les arguments martelés mécaniquement par la minorité manquent singulièrement de consistance : tous les indicateurs financiers de la Ville sont revenus à la normale, la maîtrise de la dette faisant d’ailleurs partie des priorités. Mais là où la situation devient franchement comique, c’est que l’opposition d’aujourd’hui était la majorité d’hier qui a laissé en 2001 les finances de la Ville dans un état proprement calamiteux : déficit de 3,5 millions d’euros, progression de la dette de 80 % en cinq ans, épuisement total de la ligne de trésorerie… La mise sous tutelle de la commune par le Préfet était même envisagée. Le Préfet a d’ailleurs saisi officiellement la Chambre Régionale des Comptes. Pour conclure, rappelons que ce sont les mêmes élus (aujourd’hui dans l’opposition) qui prétendent à des responsabilités municipales en 2008. • Dégoûtée d’être déboutée ? L’épisode se déroule lors de la séance du conseil municipal de décembre dernier. Contestant deux délibérations modificatives du budget entachées, selon elle, d’un vice de procédure, l’opposition quitte la salle dans une scène digne d’un petit théâtre de boulevard. Sûre de son coup et convaincue de détenir enfin quelque chose de solide contre l’équipe municipale, l’opposition s’empresse d’attaquer les deux délibérations devant le tribunal administratif. Patatras! Si l’une des actions est toujours en cours d’instruction, les magistrats déboutent purement et simplement l’opposition de son référé suspension en privilégiant, de fait, l’argumentation développée par l’équipe municipale. Le conseil municipal suivant, l’opposition amère face à cette pantalonnade, quittera une fois encore la salle quelques minutes après le début de la séance, histoire de donner toutes ses lettres de noblesses à la fameuse politique de la chaise vide. • Le cinéma du CINE En panne d’inspiration au printemps dernier, les élus de l’opposition décident de mettre en scène la fermeture du CINE (Centre d’Initiation à l a N a t u r e e t à l’Environnement), soit disant décidée par la municipalité. Évidemment, rien n’est vrai. Un collectif de défense du CINE se monte. Son indépendance revendiquée prête tout le monde à sourire puisqu’il est présidé par un ancien élu de la précédente municipalité battue en 2001 et qu’il rassemble des membres de l’association d’opposition. Reste que la rumeur de la fermeture du CINE est copieusement alimentée et se propage dans Meylan. L’affaire fera long feu, la fermeture du CINE ne se traduisant en réalité que par la réduction marginale du cheptel animalier (quelques volailles et quelques ovins) au profit de nouvelles ambitions pédagogiques. À ce sujet, rappelons que l’essentiel des volatiles du CINE refera son apparition dès que les mesures préfectorales de protection contre la grippe aviaire seront levées • L’opposition municipale prépare les bétonneuses Il y a quelques mois, élus et sympathisants communistes de l’agglomération organisaient une cérémonie surprise de pose d’une première pierre symbolique d’un logement social devant la mairie de Meylan. Une manière de pointer du doigt les communes situées en dessous du seuil des 20 % de logements sociaux. Démarche uniquement motivée par la recherche de l’intérêt général ? On peut en douter si l’on considère que parmi les 26 communes de la Métro, Meylan est la seule à avoir accueilli cette « délégation ». Étonnant quand on sait que Meylan est loin d’être la seule commune à être en dessous de ce seuil (elles sont en réalité une douzaine). C’est le cas par exemple de plusieurs communes dirigées par la gauche, dont certaines sont très en dessous du taux affiché par Meylan. Est-ce à dire qu’il y aurait une manière « noble » d’être en dessous des 20 % et une autre qui serait contestable ? Toujours est-il que des élus socialistes de l’opposition municipale meylanaise ont répondu sans réserve à l’appel des communistes en participant à ce qui avait en réalité tout d’une petite opération d’agitation politique. L’occasion pour Benoît Mollaret, chef de file de l’opposition municipale, de préciser ce jour-là dans la presse ses projets au cas où le sort des urnes lui était favorable en 2008 : « Le logement social, c’est essentiel pour l’équilibre de la commune […] Cela passera par endroits par des constructions plus hautes, ailleurs par la diminution d’espaces verts. Mais cela doit se faire ! ». Les Meylanais sont prévenus… et apprécieront au passage les dispositions à la concertation du locuteur ! • La perle d'honneur « Avec toutes les subventions, ça ne coûte rien à une mairie de faire du logement social » (déclaration de Benoît Mollaret, élu de l’opposition municipale, dénonçant le manque d’effort de la municipalité en matière de logement social – Le Dauphiné Libéré du 18/12/05). Stupéfiante déclaration qui révèle soit une méconnaissance totale du sujet, soit une volonté manifeste de travestir la vérité. Ce qui, dans les deux cas, est inquiétant lorsque l’on prétend à des responsabilités municipales. La réalité, c’est que sans les participations des mairies (et malgré les subventions des autres collectivités locales), l’équilibre financier des opérations de construction ou de réhabilitation de logements sociaux est quasiment impossible à trouver. Ainsi, la Ville de Meylan apporte en moyenne entre 10 000 et 15000 euros par logement aidé. Dans ce registre, signalons que, contrairement à ce qu’affirme l’opposition, la municipalité est active en matière de réalisation de logements sociaux. Elle en a créé 60 depuis 2001 et s’est engagée, à travers son adhésion au Programme Local pour l’Habitat, à en réaliser une centaine supplémentaire d’ici 2009. La grande différence entre l’opposition et la municipalité, c’est que la première veut densifier la Ville à outrance en consommant des espaces verts et en construisant en hauteur (voir la déclaration dans le DL), tandis que la seconde est attentive à l’équilibre entre espaces naturels et espaces bâtis auquel les Meylanais sont attachés. |
![]()
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | |||||